Sentier du Tonnerre
(Étape 1)

Sentier du Tonnerre
(Étape 1)

Résumé de la randonnée

Avertissement

Avant d’entreprendre cette randonnée, veuillez vérifier les conditions météorologiques. La pluie, la neige, le verglas et des vents forts rendront la falaise extrêmement glissante. Dans ces conditions, nous vous déconseillons fortement de vous y aventurer. Les bâtons de marche sont indispensables pour parcourir ce sentier. N’oubliez jamais que vous êtes en forêt. La prudence est de rigueur et vous êtes responsables de votre propre sécurité. Un dernier conseil : selon nous, cette randonnée n’est pas souhaitable avec des enfants.


Afin d’explorer le sentier du Tonnerre, nous avions repéré un éventuel stationnement pour notre véhicule en parcourant le sentier qui fait le tour du lac Saint-Bernard. Nous demandons une autorisation au gestionnaire de la réserve faunique afin de pouvoir laisser notre véhicule au refuge du lac Saint-Bernard. Une bonne distance nous sépare du terrain de camping à notre point de stationnement pour cette randonnée, car nous devons contourner le lac Saint-Bernard ainsi que plusieurs autres lacs. Comme toutes les routes qui parcourent la réserve faunique, elles sont étroites et en terre battue, faisant en sorte que nous devons adapter notre conduite automobile à ces conditions. Du terrain de camping, empruntez la route 10 (chemin de Carufel), bifurquez sur la route 2 et poursuivez sur la route 25. Continuez jusqu’à l’indication pour le refuge Saint-Bernard. Hé oui, vous devrez emprunter l’étroit chemin sur votre gauche. Heureusement que nous avons un VUS (Véhicule Utilitaire Sport)! Le sentier du Tonnerre (kilomètre 18) est situé juste en face de ce chemin.

Le début du sentier n’est pas très difficile. L’ascension jusqu’à la falaise est légèrement abrupte  et constante. Le sentier est un peu boueux à cause de la pluie des derniers jours. Sur notre gauche, il y a un ruisseau avec de belles cascades. Au kilomètre 16, nous découvrons un “lean-to” (appentis). Jusque là, tout allait bien. Cependant, je ne savais pas ce qui m’attendait un kilomètre plus loin. Surprise! Le sentier se rapproche dangereusement de la falaise. Et quand je dis dangereusement, je veux dire à quelques pieds du précipice. C’est une rencontre brutale avec la falaise Vianney-Guillemette. Une falaise de 6 kilomètres linéaires. Cela signifie 12 kilomètres de marche sur cette falaise! Je dois vous avouer que j’ai une faiblesse : le vertige. Je dois continuellement combattre cet ennemi. Mais comment faire sur une aussi longue distance? Eurêka! Je vais combattre mon ennemi par le chant. Je me mets à chanter et cela m’aide à contrôler mon vertige. Heureusement pour moi, le sentier s’éloigne du bord de la falaise à quelques endroits pour pénétrer légèrement dans la montagne et cela permet de diminuer mon stress causé par le vertige.

Du bord de la falaise, les points de vue sont magnifiques sur le lac au Tonnerre ainsi que sur la région environnante. Nous faisons une rencontre inusitée juste après un tournant sur le bord de la falaise. Un serpent (couleuvre rayée) se fait dorer au soleil sur un cap rocheux au beau milieu du sentier. Il ne semble pas effrayé par notre présence. Il nous observe et analyse la situation tout comme nous d’ailleurs. Nous le contournons sans mouvement brusque et tranquillement poursuivons notre route.

Cela fait environ une heure que je chante et fredonne. J’ai de plus en plus de difficultés à contrôler mon vertige. L’ennemi gagne du terrain. Inconsciemment, j’augmente ma vitesse de marche, car je veux quitter le bord de cette falaise. Le sentier passe trop près du précipice et j’augmente encore ma vitesse : une erreur qui aurait pu avoir des conséquences désastreuses pour notre expédition de la journée. Bien que Pijiw augmente aussi sa cadence, sans m’en rendre compte, je finis par la distancer et elle se retrouve loin derrière. Sur le bord de la falaise, elle glisse et tombe sur un rocher tout près du précipice. La douleur est fulgurante et se propage tout le long de sa colonne vertébrale pour atteindre son paroxysme à la base de son crâne. Elle ne bouge plus pendant plusieurs minutes. Les influx nerveux de douleur se propagent et finissent par s’apaiser, mais ils ne disparaissent pas complètement. Elle se relève péniblement, reprend ses bâtons de marche qu’elle avait perdus lors de sa chute et recommence à marcher péniblement.

Pendant ce temps, je réalise mon erreur et me retourne pour constater que Pijiw n’est plus derrière moi. J’arrête ma progression et j’écoute : juste les sons de la nature, aucun bruit de pas ni de bâtons de marche frappant les rochers de la falaise. C’est alors que je réalise l’ampleur de ma bêtise. J’ai enfreint le premier principe de base. En forêt, il ne faut jamais se déplacer trop rapidement. Après plusieurs minutes d’attente, je décide de rebrousser le chemin. Lorsque j’aperçois ma tendre moitié, mon coeur est soulagé d’un horrible poids. Elle se déplace avec difficulté. Nous décidons de nous reposer afin de nous remettre de nos émotions. Quoi de mieux qu’un bon lunch sur le bord de la falaise! Pijiw a le coccyx très douloureux mais, malgré tout, elle est d’accord pour continuer un peu plus loin sur le sentier. Elle est très courageuse. Au kilomètre 10, la limite est atteinte et nous rebroussons chemin.

Au retour, le vent se lève et, la fatigue faisant son oeuvre, j’ai de plus en plus de difficultés à contrôler mon vertige. Par contre, il n’est pas question que je laisse l’ennemi gagner du terrain. Je suis soulagé lorsque nous quittons le bord de la falaise et entrons dans la forêt. Avant, de continuer jusqu’à la voiture, nous faisons une petite pause à cet endroit, d’où nous contemplons pour la dernière fois le lac au Tonnerre de la majestueuse falaise Vianney-Guillemette en dégustant une collation bien méritée.

Informations sur la randonnée

Date: 18 août 2016

Météo: Nuageux le matin, ensoleillé par la suite, 27°C. Facteur humidex, 31°C.

Nombre de caches cherchées: 0

Nombre de caches trouvées: 0

Distance: 17.9 Kilomètres

Stationnement: Lac Saint-Bernard (par la Route 25), Réserve faunique Mastigouche, Saint-Alexis-des-Monts.

Coordonnée GPS du stationnement: N 46°33.773′ W 073°18.436′

Lien vers la carte du sentier: Sentier du Tonnerre

Lien vers le profil du sentier: Profil du sentier du Tonnerre (Étape 1)

Fichier gpx pour le GPS: Track_Sentier_Du_Tonnerre_Etape1.gpx

Parcours: Linéaire

Temps total pour la randonnée: 7 heures 58 minutes

Temps de déplacement: 5 heures 15 minutes

Temps d’arrêt: 2 heures 43 minutes

Liste des caches trouvées: Il n’y avait aucune cache sur ce sentier.

Tracé GPS de la randonnée sur le sentier du Tonnerre.
Étape 1

Photos de la randonnée

Le début de la randonnée (kilomètre 18).
N 46°33.568′ W 073°18.599′
Le « lean-to » T16.
N 46°32.604′ W 073°18.860′
Le début de la falaise Viannney-Guillemette et le lac au Tonnerre.
N 46°32.807′ W 073°19.286′
Le lac au Tonnerre.
N 46°32.372′ W 073°19.546′
Attention Pijiw! Pas trop près de la falaise.
N 46°31.513′ W 073°19.434′
Oui, OUI PIJIW! Nous avons compris que tu es très très près de la falaise!
N 46°31.513′ W 073°19.434′
Mais comment elle fait pour être si relaxe sur le bord du précipice!
N 46°31.513′ W 073°19.434′
Une autre vue du lac au Tonnerre.
N 46°31.513′ W 073°19.434′
Toute une surprise! Une couleuvre rayée d’environ 1 mètre qui se réchauffe au soleil sur le bord de la falaise.
Point de vue du cap de roche d’où nous avons pris notre lunch.
N 46°31.511′ W 073°19.432′
Pijiw, heureuse de prendre un repas bien mérité.
N 46°31.511′ W 073°19.432′
Pijiw qui admire le paysage du haut de la falaise.
N 46°31.488′ W 073°19.405′
Pijiw qui admire le photographe, c’est à dire moi!
N 46°31.488′ W 073°19.405′
Pijiw faisant la reine de la montagne.
N 46°31.488′ W 073°19.405′
Le point de jonction est atteint (kilomètre 10).
N 46°30.680′ W 073°18.889′

 

One thought on “Sentier du Tonnerre
(Étape 1)

  1. Wow! Ce texte est super! De fois en fois, ils sont de plus en intriguants! Très bien écris, à un tel point, que l’on arrive à se faire les images de la randonnée en le lisant. Merci papa de nous partager tes aventures et photos qui nous font voyager avec toi.

    Mais soyez prudents là !
    Ta fille – Gammare

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