Sentier Les Loups

Sentier Les Loups

Résumé de la randonnée

Les gouttes d’eau issues d’une intense pluie ont percuté le toit de notre Prolite Mini pendant une bonne partie de la nuit, m’empêchant ainsi de plonger dans un profond sommeil réparateur. Au matin, le sol est détrempé, le ciel est encombré de nuages et les montagnes environnantes sont dissimulées par la brume. Nous prenons notre déjeuner et, encore une fois depuis notre séjour dans le parc national de la Jacques-Cartier, la question se pose d’elle-même : Étant donné la météo incertaine, est-ce que nous allons aller explorer un sentier aujourd’hui? Eh bien, oui! Nous allons parcourir le sentier Les Loups. Cela fait au moins quinze ans que je veux fouler ce sentier sans en avoir eu l’occasion. Aujourd’hui, c’est le grand jour.

Nous quittons le campement pour aller stationner au kilomètre 16 de la route du Chemin de la Vallée. Ce matin, probablement à cause de la météo, le stationnement est vide. Depuis le début de notre séjour dans le parc, chaque fois que nous avons passé devant ce stationnement, il explosait de voitures et le débordement se faisait sentir jusque sur les deux côtés du Chemin de la Vallée. Pas besoin de vous dire que pour une ancienne route forestière en terre battue, ce n’est pas très large pour garer son véhicule!

Le sentier Les Loups est bien entretenu et, en prime, il est parsemé de caches pour le plaisir des géocacheurs. C’est bien agréable de les chercher durant l’ascension, car cela nous permet de prendre régulièrement de petites pauses. Juste un peu avant d’atteindre le premier point d’observation, nous apercevons trois cerfs de Virginie : la mère et ses deux petits. Ils n’ont pas peur de nous. Après avoir photographié les petits tout en ayant, bien entendu, gardé mes distances, la mère s’approche de moi. Tellement proche que son museau a presque percuté l’objectif de ma caméra. Elle me renifle et, j’imagine, elle espère que je lui donne la pomme qui est dans mon sac à dos, ce que je ne fais pas évidemment. Même si c’est un cerf de Virginie, je n’aime pas quand un animal sauvage s’approche trop près de moi. Cette situation n’est pas normale. Par son comportement, c’est évident que la mère a perdu la crainte des humains. Voilà pourquoi, en outre, il ne faut jamais nourrir les animaux sauvages. Dans la nature, il y a des règles qu’il faut respecter sinon les conséquences pourraient devenir dramatiques. Puisque je ne réponds pas de manière à satisfaire ses désirs, le cerf de Virginie essaie la même technique sur Pijiw. Avec prudence et délicatesse, Pijiw aussi lui fait comprendre de poursuivre son chemin à la recherche de sa propre nourriture qu’elle doit trouver par elle-même dans la forêt.

Le premier point d’observation nous donne une vue sur la rivière Jacques-Cartier, les plateaux et le Pont-Banc situé au kilomètre 18 du Chemin de la Vallée. Nous continuons la randonnée en trouvant les caches les unes à la suite des autres lorsque, en ressortant du bois pour reprendre le sentier, je sens une odeur étrange. Une odeur que je qualifierais de décomposition avancée. De plus, cette odeur semble provenir de partout autour de moi jusqu’à ce que je réalise qu’elle provient de moi! Eh merde, c’est le cas de le dire. Je regarde mes bottes ainsi que le bas de mon pantalon pour remarquer une substance brunâtre, dégoulinante et vachement désagréable à sentir et à regarder. Pijiw me regarde à son tour et remarque que j’en ai jusqu’aux genoux. Je sens vraiment mauvais et c’est très gênant, car j’ai à peine 3 kilomètres de parcourus pour cette randonnée. Pijiw est crampée, mais pas moi. Heureusement, je trouve un tout petit ruisseau pour rincer les semelles de mes bottes et j’utilise un caillou que je trempe dans l’eau pour frotter le bas des jambes de mon pantalon. Je répète l’opération plusieurs fois afin de retirer au maximum la substance nauséabonde. Finalement, je prends de l’eau dans mes mains et je frotte directement le bas de mon pantalon. Au final, des genoux jusqu’aux bottes, je suis complètement mouillé et, en prime, maintenant mes mains sentent mauvais! Nous poursuivons le sentier vers le deuxième point d’observation et, chaque fois que je rencontre un ruisseau ou une flaque d’eau boueuse, je marche dedans avec mes bottes et j’y rince mes mains. Je me sers aussi de la mousse qui est gorgée d’eau pour laver mes mains et je peux vous dire en toute humilité que j’anticipe fortement l’heure du dîner. À partir de maintenant, ce ne sera pas juste l’herbe à la puce que je vais surveiller pendant mes prochaines marches en forêt!

Nous atteignons le deuxième point d’observation et, malheureusement pour nous, le brouillard nous empêche de contempler le paysage. De plus, il y a tellement de marcheurs sur ce sentier que nous avons peine à trouver un endroit calme pour déguster notre dîner. Finalement, Pijiw trouve un petit coin tout près de la falaise. Nous débutons notre repas et, comble de malheur, la pluie commence doucement à tomber. Nous enfilons notre sandwich qui est d’ailleurs excellent — merci à toi Pijiw — et nous entamons sans plus attendre notre descente vers la vallée. L’averse est de courte durée et, lorsque nous arrivons au stationnement, nous sommes épuisés. Pour les prochains jours, nous prenons la décision de nous reposer, car nos corps ont fortement besoin de récupérer.

Ce ne fut pas la plus agréable des randonnées que nous ayons parcourues. Ce n’est pas seulement à cause de la mésaventure avec la substance étrangement nauséabonde, de l’odeur que j’ai dû supporter et de la météo, mais plutôt à cause de l’achalandage sur ce sentier. À plusieurs reprises, nous avons croisé des gens qui couraient à des vitesses folles dans le sentier. Ces situations sont stressantes puisque les risques de se faire percuter ou bien de faire un faux pas afin d’éviter une collision avec les coureurs sont bien présentes. Quand on pense qu’une des premières règles de sécurité en randonnée est de ne pas courir dans les sentiers. Mais qu’est-ce que ces personnes ne comprennent pas dans cette règle de base? Malheureusement, ces dernières années, c’est un phénomène qui augmente. Nous avons observé ce type de comportement sur plusieurs sentiers.

Informations sur la randonnée

Date : 18 août 2019

Météo : Alternance de soleil et de nuages avec 30% de probabilité d’averses en après-midi, 25°C. Facteur humidex, 33°C.

Nombre de caches cherchées : 16

Nombre de caches trouvées : 16

Distance : 11.7 Kilomètres

Stationnement : Au kilomètre 16 du Chemin de la Vallée.

Coordonnée GPS du stationnement : N 47°12.744′ W 071°23.804′

Lien vers la carte du sentier : Sentier Les Loups

Lien vers le profil du sentier : Profil du sentier Les Loups

Fichier gpx pour le GPS : Track_Sentier_Les_Loups.gpx

Parcours : Linéaire

Temps total pour la randonnée : 5 heures 31 minutes

Temps de déplacement : 3 heures 58 minutes

Temps d’arrêt : 1 heure 33 minutes

Liste des caches trouvées : GC4PZ3M, GC4Q0KM, GC4Q0KX, GC4Q1KR, GC4Q13Z, GC4Q1KW, GC4Q14E, GC4Q1PV, GC4Q1MK, GC4Q1Q0, GC4Q1MR, GC4Q1Q7, GC4Q1MT, GC4Q1MX, GC4Q1N2, GC4Q1TD

Tracé GPS de la randonnée sur le sentier Les Loups.

Photos de la randonnée

Le début du sentier.
N 47°12.711′ W071°23.800′
« Quelle drôle de créature », se demande le jeune cerf de Virginie en me regardant.
N 47°13.203′ W071°23.660′
« C’est étrange. Depuis ce matin, je n’arrête pas de voir des représentants de cette drôle d’espèce animale », se dit à lui-même le cerf.
N 47°13.203′ W071°23.660′
« Chouette! Des touristes avec des sacs à dos remplis de pommes! », pense la maman cerf de Virginie.
N 47°13.191′ W071°23.696′
« Veux-tu bien arrêter de t’approcher de moi? Allez ouste! », s’exprime Pijiw avec vigueur.
N 47°13.191′ W071°23.696′
Le Pont-Banc vu du premier point d’observation.
N 47°13.191′ W071°23.696′
La vue du sommet de la montagne de la Sautauriski.
N 47°12.187′ W071°22.925′
La vue du sommet de la montagne de la Sautauriski.
N 47°12.187′ W071°22.925′
La vue du sommet de la montagne de la Sautauriski.
N 47°12.187′ W071°22.925′

2 thoughts on “Sentier Les Loups

  1. C’est rare que tu sortes frustré d’une randonnée, mais pour celle-ci, j’avoue que tu as eu plusieurs raisons de l’être. Merci quand même pour le partage et les photos.

  2. Hahahaha, chaque paragraphe de cet article m’a fait rire! Par contre, mon passage préféré, c’est quand tu dis redouter le moment de dîner. Hahaha.

    De plus, la photo du cerf est impressionnante.

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